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Catégorie : Salons - Rencontres

Le Burkina Faso accueille du 20 au 22 janvier 2010 une conférence panafricaine pour la mise en œuvre réussie des politiques d’éducation multilingues

Tunis, 14 janvier 2010 - Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, accueille, du 20 au 22 janvier 2010, une conférence sur l’intégration des langues et des cultures africaines dans l’éducation à laquelle 26 pays du continent prendront part.


Organisée conjointement par l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie (UIL) et le ministère burkinabé de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, cette conférence sera l’occasion d’un dialogue entre les ministères africains de l’éducation, les professionnels, experts et chercheurs de ce secteur ainsi que les partenaires au développement sur les enjeux politiques et techniques liés à l’introduction de réformes en faveur de politiques éducatives multilingues utilisant les langues et les cultures africaines.
L’utilisation des langues africaines comme vecteur de l’instruction est reconnu comme étant un facteur essentiel d’une éducation de qualité en Afrique. En effet, l’inefficacité scolaire, qu’attestent les taux élevés d’abandon et de redoublement parmi les apprenants, est liée, dans une large mesure, au fait que les enfants doivent apprendre à lire, acquérir des connaissances et passer des examens dans une langue que souvent ils ne maîtrisent pas, ni ne pratiquent.
Une étude de 2005, commandée par l’ADEA, l’UIL et la GTZ et présentée à une conférence à Windhoek (Namibie) sur l’enseignement en langues locales et l’éducation bilingue, a montré la nécessité de promouvoir l’éducation multilingue pour améliorer les résultats de l’apprentissage et l’efficacité des systèmes éducatifs africains. Sur la base des conclusions de la conférence, un guide d’orientation des politiques a été élaboré.
A Ouagadougou, les participants échangeront sur les enseignements tirés des pratiques concrètes visant à promouvoir et à mettre en œuvre des politiques efficaces d’éducation multilingue. Ils approfondiront les leçons apprises dans le but d’améliorer la compréhension des conditions de réussite.
La conférence traitera des défis relevant à la fois de la volonté politique, de l’expérience technique et du développement des capacités pour l’introduction de la réforme, importante mais nécessaire, des politiques et pratiques concernant l’utilisation des langues africaines dans l’éducation et par conséquent de l’amélioration de la qualité de l’éducation pour tous en Afrique. Il s’agit aussi de contribuer à la réalisation des objectifs du Plan d’action de l’Union africaine pour la Deuxième décennie de l’Education en Afrique.
La conférence sera divisée en deux parties. Un atelier d’une journée pour les experts se concentrera sur les défis et principes directeurs pour le développement et la mise en œuvre des politiques d’enseignement par les langues. Parmi les questions abordées figureront : les cadres légaux et les politiques ; le plaidoyer, notamment en direction au niveau des communautés ; le renforcement institutionnel et le développement des capacités ; l’évaluation des résultats de l’apprentissage ; les curricula et la formation ; la recherche. Les recommandations de la réunion des experts seront ensuite présentées aux ministres pour leur validation.
Le principal résultat attendu de la rencontre est l’adoption d’un guide des politiques – qui sera ensuite diffusé et publié - sur la mise en œuvre de réformes visant l’éducation multilingue et l’utilisation des langues africaines comme langues d’instruction.
Outre le Burkina Faso, les pays suivants, invités aux niveaux ministériel et technique, sont attendus à la conférence : l’Afrique du Sud, l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Ghana, la Libye, Madagascar, le Malawi, le Mali, l’Ile Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad et la Zambie.

Tunis, le 14 janvier 2010.
Contacts presse :
Alcinou Da Costa, consultant communication et presse, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tel à Créteil (France) : +33/ 1 49 80 34 82 ; +33/ 6 09 61 75 27 (portable)

Thanh-Hoa Desruelles, Relations externes et communication, ADEA, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.,
Tel à Tunis (Tunisie) : +216/ 7110 3432 (bureau), +216/ 21 69 11 46 (portable - roaming)

Association pour le développement de l’éducation en Afrique
Banque africaine de développement (BAD)
Agence relocalisée temporairement
BP 323 – 1002 Tunis Belvédère - Tunisie
Tél : +216/ 71 10 39 00
Mél : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. site web : www.adeanet.org

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